Archéologie poétique
Pièces originales de la série, 38 × 46 cm.
Artiste plasticienne
Le langage devient paysage.
Archéologie poétique est une série qui imagine la page comme un site poétique à fouiller. Quelques mots sont prélevés dans le texte d'un vieux livre. Les autres disparaissent sous des bandes de papier disposées en strates, sur un fond peint. De loin, l'œil perçoit un paysage abstrait. De près, un poème apparaît.
Caviardage sur pages de livre, bandes de papier sur fond peint, collage sur toile. 38 × 46 cm.
Un tournesol s'oriente
Grains de sable et poudre de riz, minuscule
Le monde traverse les âges un à un, le visage lacéré de rides
Quelques icebergs à la dérive se déplacent pensivement
La banquise attend dans le silence de feutre
Hypnotique ciel du Grand-Nord
Douceur étrange que le ciel posé sur la ville
La nuit, forêt d'étrangeté
Je crée pour inventer d'autres mondes. Des mondes fantastiques, surréalistes, des endroits où le rêve et le réel se répondent et où l'imaginaire déplace le regard.
Je pratique la poésie blackout parce qu'elle rassemble tout ce qui m'anime, l'art, la littérature, le langage, la poésie, dans le même geste. Je joue avec les mots comme d'autres jouent avec les couleurs.
Ce que je vis en créant, c'est de la joie. Et une forme de liberté, celle qu'Emily Dickinson appelait « habiter la Possibilité ».
Je crée pour garder espoir. Je crée parce qu'un geste suffit pour déplacer le sens, et laisser entrer la lumière dans un endroit inattendu.
Pièces originales de la série, 38 × 46 cm.
Caviardage et création à partir de pages de livres.